29 12/11
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see you in wonderland

À l’ombre des palmiers et des contre-jour de luxe;
au bonheur des âmes en peine qui croisent mon chemin,
et du désespoir qui dalle les routes de nos destins.

Aux atrocités humaines que l’on peut voit d’ici,
Au carrefour de l’égoïsme où règnent les glacis
protecteurs, dans nos banques comme dans nos biberons,
et des dollars qui dégoulinent comme des flocons.

Moi j’veux aller voir la mer,
c’est sûr qu’un chacun est éphémère;
là où la consommation prédomine et où le bonheur passe en second,
à toutes les âmes qu’on tue sans honte pour gagner du pognon.

À toutes ces sirènes qui nous emmènent au loin,
qui nous donnent des ailes qu’elle brûlent au large,
à la lumière du soleil qui devient rouge de rage,
et qui vire au noir lorsqu’on espère comme un gamin…

James pour H.