04 12/11
23:48

j’en ai marre

Ce matin, j’me suis levé; c’est pas qu’javais envie, c’est plutôt qu’j'étais obligé; d’écouter ses abrutis parler pendant toute la journée; répéter les mêmes choses à des jeunes demeurés, entamés à l’alcool, au hashish et au LSD; j’ai essayé d’manger un truc en route, j’ai cru que j’allais gerber, y’a tout qui me dégoûte; putain j’ai plus envie de rester, j’ai essayé d’m'ouvrir les veines, j’suis tombé en larmes avant que ça saigne, j’ai plus la force… J’ai même plus mal quand je me blesse, j’ressens plus rien de mes faiblesses; j’aimerais penser à autre chose que la Mort, ça me changerait d’me faire du tort, mais dis-moi comment avancer; ici, à la lisière des rêves abandonnés… Dis-moi ce qu’on nous offre à part des verres pour oublier, réussir dans la vie et être bien payé, dis-moi c’est ça la vie pour laquelle on se bat tant? Adieu, si tu savais comme j’en ai marre de ces temps grisonnants; et d’ces putain de sales rues qui sentent la dépression, ça serait pas bien différent si on était en prison.

Si juste putain tu pouvais savoir c’que je ressens quand je suis avec toi; si tu pouvais voir à quel point ça me ronge les bras; et mince, j’sais plus quoi dire, mais c’était pas ça qu’on s’était promis, c’est bien pour ça qu’ça rend les choses si compliquées aujourd’hui, je t’aime putain mais j’ferai rien, non je t’assure, je bougerai pas; puisqu’en un sens c’est la seule chose qui pourrait m’éloigner de toi…

« Y’avait les lumières qui dansaient, et puis des sirènes qui chantaient, y’avait des cris étouffés dans une belle musique, putain c’est pas vrai qu’ils me ramènent au moment fatidique. Un jour c’est vrai j’irai toucher la mer, en  passant par les cieux, c’est tout ce qui me reste à faire, planer ici ou là en compagnie des dieux, y’a rien à dire, c’est comme l’histoire d’un long plongeon; qui ne finirait pas, avant d’atteindre le Pardon… »

James.

pour H.