29 12/11
01:20

les Temps sont passés

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C’était un peu comme si j’étais perdu là-haut, au Paradis;
Comme si j’avais pas vu la lune, occupé à regarder les étoiles;
Si seulement j’avais su lui plaire au lieu d’compter les pétales;
J’avais tout fait pour qu’elle m’aime, et pour lui plaire aussi…

Si elle avait voulu, j’aurais écrit un monde à son image;
et des chansons aussi, qui auraient traversé les Âges;
Repeindre le ciel de la couleur de ses yeux;
Comme une folie qu’on aurait pu partager à deux.

Mais c’est déjà trop tard, j’ai vendu mon âme au diable;
en lui écrivant à en perdre la raison
Et les fleurs se fanent, les Temps sont passés;
Et aujourd’hui déjà je sens mon coeur s’envoler.

Mon âme et mon coeur, mais que veux-tu de plus? N’y en a t-il pas assez?…

James pour H.

29 12/11
01:01

see you in wonderland

À l’ombre des palmiers et des contre-jour de luxe;
au bonheur des âmes en peine qui croisent mon chemin,
et du désespoir qui dalle les routes de nos destins.

Aux atrocités humaines que l’on peut voit d’ici,
Au carrefour de l’égoïsme où règnent les glacis
protecteurs, dans nos banques comme dans nos biberons,
et des dollars qui dégoulinent comme des flocons.

Moi j’veux aller voir la mer,
c’est sûr qu’un chacun est éphémère;
là où la consommation prédomine et où le bonheur passe en second,
à toutes les âmes qu’on tue sans honte pour gagner du pognon.

À toutes ces sirènes qui nous emmènent au loin,
qui nous donnent des ailes qu’elle brûlent au large,
à la lumière du soleil qui devient rouge de rage,
et qui vire au noir lorsqu’on espère comme un gamin…

James pour H.

27 12/11
01:32

aux temples des oublis

 

Mais putain dis-moi juste ce qu’il se passe; est ce qu’on se perd dans nos jeux cruels que jamais le Temps n’efface? Est ce qu’on se tue tous les deux, comme deux soldats de plomb qui s’amuseraient? Est-ce donc juste de savoir qui craquera le premier?

Tu sais j’ai d’plus en plus de mal à m’tenir éveillé, peut être tout bêtement que c’est l’éclat de ta beauté; ou bien alors les pâles contre-jour qui tapissent le ciel nacré… J’me perds, j’me noie; au pays des Merveilles, que je croyais connaître si bien; j’sais plus, tu me troubles et me ronges, et putain je te vois partout, y compris dans mes songes; ça devient dur d’rêver de toi chaque nuit tu sais; ouais, j’l'avais déjà écrit; et maintenant c’est si réel; j’pensais pas qu’c'était possible d’être attaché comme ça. Et puis un jour tu m’as donné des ailes, que tu brûles lentement à la lumière du soleil. Et chaque jour nos coeurs se rapprochent, au rythme lent et lourd du bourreau qui rigole. Écoute mon coeur et regarde aussi mes yeux; de toutes façons ils parlent bien mieux, que ces paroles imparfaites et encore loin de la vérité, que j’me tue à écrire, pour essayer d’me soulager.

Mais putain ouvre les yeux, à quoi tu joues? Si ça continue tu sais j’vais m’noyer pour de bon; j’sauterai les yeux fermés comme quand on écoutait nos chansons; sous le beau soleil couchant dans notre p’tit endroit à nous. P’tain je t’en prie arrête pour de bon, dis-moi que tu n’as jamais voulu de moi, et que tu m’as jamais apprécié; que t’as toujours pensé que ça pourrait pas s’faire; que tu voulais juste t’amuser à m’emmener en Enfer. Arrête, c’est fini, fais moi juste un câlin, j’veux oublier tout ça, et plus penser à demain…

James pour H.

04 12/11
23:48

j’en ai marre

Ce matin, j’me suis levé; c’est pas qu’javais envie, c’est plutôt qu’j'étais obligé; d’écouter ses abrutis parler pendant toute la journée; répéter les mêmes choses à des jeunes demeurés, entamés à l’alcool, au hashish et au LSD; j’ai essayé d’manger un truc en route, j’ai cru que j’allais gerber, y’a tout qui me dégoûte; putain j’ai plus envie de rester, j’ai essayé d’m'ouvrir les veines, j’suis tombé en larmes avant que ça saigne, j’ai plus la force… J’ai même plus mal quand je me blesse, j’ressens plus rien de mes faiblesses; j’aimerais penser à autre chose que la Mort, ça me changerait d’me faire du tort, mais dis-moi comment avancer; ici, à la lisière des rêves abandonnés… Dis-moi ce qu’on nous offre à part des verres pour oublier, réussir dans la vie et être bien payé, dis-moi c’est ça la vie pour laquelle on se bat tant? Adieu, si tu savais comme j’en ai marre de ces temps grisonnants; et d’ces putain de sales rues qui sentent la dépression, ça serait pas bien différent si on était en prison.

Si juste putain tu pouvais savoir c’que je ressens quand je suis avec toi; si tu pouvais voir à quel point ça me ronge les bras; et mince, j’sais plus quoi dire, mais c’était pas ça qu’on s’était promis, c’est bien pour ça qu’ça rend les choses si compliquées aujourd’hui, je t’aime putain mais j’ferai rien, non je t’assure, je bougerai pas; puisqu’en un sens c’est la seule chose qui pourrait m’éloigner de toi…

« Y’avait les lumières qui dansaient, et puis des sirènes qui chantaient, y’avait des cris étouffés dans une belle musique, putain c’est pas vrai qu’ils me ramènent au moment fatidique. Un jour c’est vrai j’irai toucher la mer, en  passant par les cieux, c’est tout ce qui me reste à faire, planer ici ou là en compagnie des dieux, y’a rien à dire, c’est comme l’histoire d’un long plongeon; qui ne finirait pas, avant d’atteindre le Pardon… »

James.

pour H.