28 08/11
17:20

on m’a dit

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Un jour on m’a dit que j’ferai d’grandes études
que j’serai milliardaire; que j’suis trop dans ma bulle:
« Putain réveille-toi, tu vas gâcher ta vie
à rêver de soleils et de nuages gris. »

Un jour on m’a dit « T’inquiète pas, j’ai r’gardé;
y’a des jobs bien payés au Carrefour d’à côté »
Ignorants et fous, c’est à ça que vous pensez,
Un job, une maison, et une fille bien roulée?

C’est pas comme ça que je concevais ma vie
En rêve utopique, j’ai rêvé d’être heureux
de partager ça avec toi, et d’être là, juste nous deux.

on m’a dit un jour que j’savais plus écrire
que j’étais trop jaloux, et un peu prétentieux,
pourtant j’essaie si durement d’être parfait à tes yeux…

James pour Sarah.

Je t’aime.

23 08/11
23:37

elle était de ces filles

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Elle était de ces filles à qui l’on écrit des chansons
Des symphonies, des poèmes, jusqu’à en perdre la raison;
Le genre de fille dont on tombe follement amoureux
Au premier regard, à cause de ses yeux bleus.

Elle était de ces filles qui font tourner bien des têtes,
Par ses sourires ravageurs en ces doux temps de fête
J’ai commis l’erreur de me plonger dans ses yeux,
J’ai perdu mes mots, envolés vers les cieux.

J’ai rencontré l’irréel hier, au bord du Léthé,
J’ai voulu tenir ta main, juste pour une soirée;
Tu resteras en moi, souvenirs d’autrefois…

Des images qui passent dans ma tête au rythme lent
des autoroutes de l’enfer qui bordent nos destins;
après tout, dis-moi, où nous mèneront nos chemins…

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James pour L.

I was lost, I was lost,
crossed lines I shouldn’t have crossed…

22 08/11
23:38

requiem sanglant (pour une autre vie…)

Moins de 21 ans, voici votre bulletin de vote

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À toi mon frère, épuisé de tant de folie;
l’espoir au bord des larmes, pour un peu de répit,
à tes rêves lancinés et à tes douces utopies
un jour qui sait nous retrouverons le sens de la vie…

Du matin au soir sans interruption
du boum boum dans les oreilles qui font trembler les inhibitions
Des antidépresseurs sur la table de chevet
pour qu’un jour; sait-on jamais; on ne s’arrête pas de rêver…

Y’a des lumières, et des filles qui dansent
y’a même de l’alcool à outrance
et tous les soirs c’est l’même schéma
on baise, on boit; puis après quoi?

Putain j’attends le jour béni
où nos confrères se réveilleront
et reviendront vers la Raison

Et des coups de pied, et des pavés
dans le ciel rouge vers l’Assemblée
Requiem sanglant pour une autre vie…

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James.

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03 08/11
23:16

des bombes dans le ciel

À la fontaine du désespoir,
des flots de mots tristes en noir;
y’a des rêves qui bercent nos passions
et un peu de Mort dans nos chansons.

Sur nos ombres au loin dans la forêt,
on peut voir le triste parfum d’été;
dis-moi mon ange à quoi tu penses;
à quoi tu penses dans ces doux moments de violence?

Des bombes qui éclatent dans le ciel
Au rythme lent et lourd des tambours de guerre;
Les hommes d’armes défilent avec fierté,
perdus dans des millions de couleurs de la voûte étoilée…

On a tous rêvé d’une autre vie
de voir des beautés malgré ce triste gris
On a rêvé des cathédrales et des châteaux merveilleux
perdus dans le contre-jour des ciels bêtement bleus.

C’est pour toi, âme perdue, que j’écris ces poèmes
puisse-tu voir mes merveilles, et que ton visage blême;
puisse se relever peu à peu vers le ciel;
rêvons ensemble de contrées belles…

Y’a trop de pièces sur l’échiquier
Y’a que des fous, des cavaliers,
Et puis les dames sont parties loin,
Mais bon tu sais on y peut rien…

J’en ai assez, j’veux plus jouer
à ces suicides jeux de sociétés;
ces fous vont arriver à tous nous tuer,
c’est ça, la triste réalité?

James.

03 08/11
22:10

au pays des merveilles

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Moi j’veux aller vivre au Pays des Merveilles,
Au delà du béton, m’endormir sans réveil;
Traverser les allées des châteaux fabuleux,
Et aller converser avec des rois facétieux.

J’voudrais m’aventurer au fin-fond d’l'horizon
Traverser mille contrées, sans aucune raison.
Des musiques enchantées et des lumières heureuses,
Des oiseaux colorés sur des cieux enchantés.

On a tous rêvé un jour de s’barrer d’ici,
Voler de nos ailes et de s’éloigner du gris
du béton; mais pourtant, oui, on est là
écrasés comme un cigarette dans un cendar usé

Mes merveilles aujourd’hui ont été détruites
Par quelconque réaliste, et les larmes maudites
Laissent lentement s’échapper les merveilles décédées..

Puisqu’un jour ici on doit ouvrir les yeux,
N’oubliez jamais rien, à part le monstrueux.
À tous ceux qui vivent dans des merveilles déchues…

James.