24 12/10
13:36

always together

Ça va aller… Pense aux champs de fraise; au doux vent caressant nos visages illuminés par l’inspiration pure…

Regarde; regarde ces stupides innocents se faisant bercer par les tourments de la Mort; ils ne voyent plus que du noir et blanc, regarde comme ils souffrent, regarde leurs yeux embués par la solitude et par la tristesse. Jamais ils ne se regardent; ils sont tous invisibles perdus dans la masse, et toujours avec le même visage; aucun sourire ne se dessine sur leur traits fatigués par la vieillesse…

Mais bientôt ce quotidien ne sera plus nôtre; nous on s’en ira loin d’ici. C’est ce qu’on s’était promis, tu te souviens? Pourvu que sonnent les accords dans une mélodie envoûtante; que disparaisse le temps et que le ciel soit bleu. Deux esprits itinérants à la recherche du bonheur…

Je sais que c’est dur, je sais que ce monde t’étouffe… Ça va aller… Non, pose cette lame, promets moi que tu ne feras rien; s’il te plait, non, arrête; pense aux champs de fraises, aux promesses; et aux jours plus heureux…

James for Amy.

24 12/10
13:36

te rappelles-tu?


Dis-moi, te rappelles-tu, de ce beau jour d’automne?
Un crépuscule, un banc, tes sourires qui rayonnent;
La fumée de nos clopes qui s’envole lentement
Vers des cieux encore et toujours plus rougeoyants.

Ton parfum; et tes cheveux au bout de mes doigts;
Pour ce premier baiser que rien n’arrêta;
Ton visage merveilleusement illuminé,
Pour cet instant de bonheur inopiné…

J’avais cru qu’avec toi ce serait différent;
De l’amour, la tendresse, et des jours plus vivants
Puis des câlins à s’en étouffer de bonheur…

Je t’en prie, reviens-moi, car tu manques à mon coeur
Dis-moi, te rappelles-tu, de ce beau jour de Novembre?
Il fait si froid ici en ce mois de Décembre…

J’aurais aimé un poème qui égale la beauté du sentiment que j’éprouve pour toi, mais je n’y arrive tout simplement pas…

Joyeux Noël à tous…

James for J.

21 12/10
23:19

adieux


Sur mon tricycle en roues arrières;
j’me barre de l’autre côté de la terre;
aller m’fumer une cigarette;
est ce que t’aurais des allumettes ?
pour foutre le feu à leur pays,
des molotovs est ce que ça te dit ?

Tu sais quand t’es pas là, tu sais moi j’fais n’importe quoi…

On a tous un rêve; des envies, quelque chose qui nous fait tenir debout. Quelque chose qui nous fait dire que la vie vaut peut-être le coup d’être vécue. J’ai longtemps cherché mon rêve, et je pense l’avoir trouvé. Hier soir, j’ai rêvé d’une porte de sortie, une bouffée d’air, j’ai rêvé de me barrer d’ici. Ce sera un voyage. Un très long voyage, qui m’emmènera au plus loin de ces mornes rues et de ces cruelles personnes. Votre monde est un cendrier, nous brûlons tous comme des cigarettes. Personne ne jouera plus avec moi comme beaucoup l’ont fait. Je ne serai plus le pantin des autres. Je suis tellement fatigué. Fatigué de cette routine; de ces jours sans fin qui se répètent inlassablement. J’en ai marre de ce monde en noir et blanc, d’un système qui nous étouffe tous et qui fait de nous des esclaves. Et rien ne changera; rien ne changera le monde… Il n’était tout simplement peut-être pas fait pour moi. Je suis fatigué d’être si erratique, fatigué d’être beaucoup trop instable. Ce départ n’est pas dû à une personne en particulier, mais à tout le monde qui m’entoure. Vous avez réussi à me briser. Mais rappelez-vous : il vaut mieux brûler franchement que s’éteindre à petit feu.

Paix, amour, compassion. James « Brian » Baker.

Dis-moi toi, est ce que tu sais, est ce qu’on va tous au paradis ?…

17 12/10
18:21

mélancolie

Et mes yeux embués ne voyaient même plus les flocons se déposer tendrement sur le sol taché de rouge. Le temps s’était comme arrêté, après tout plus rien n’a d’importance, non plus rien ne compte à ces moments là. C’est pendant ces instants que l’on repense à tout ce qu’on a vécu, qu’on regarde le Passé avec une mélancolie maladive dans les yeux. C’est là qu’on repense au premier sourire, au premier baiser, aux moments tendres et heureux. Et qu’on se rend compte peu à peu que tout ça ne se reproduira plus, malgré toutes nos prières désespérées… Désolé d’avoir pensé qu’un ‘nous’ aurait pu exister, désolé d’avoir cru qu’avec toi ce serait différent. Au fait, je t’aime…

James for J.